2-2-3- Eviter l’exclusion 

1-1- Contexte

Depuis la fin des années 1990, les sociologues considèrent que nous sommes entrés dans une société « postmoderne ». Le concept de postmodernité repose sur le constat d’une société sans idéologie dominante, caractérisée par la pluralité des valeurs et des styles. Ainsi, l’émergence de pratiques de consommation de plus en plus individuelles introduit la notion de société de consommateurs par opposition à une société de consommation (Hetzel, 1995).

Le postmodernisme est lié au symbolique et à l’immatériel. Selon Maffesoli (1999), toute chose doit se donner à voir, se mettre en spectacle. L’image devient donc primordiale dans la constitution du sujet qui veut affirmer son ou ses identités, d’où le rôle croissant des activités de consommation en tant que marqueurs identitaires. Firat et Venkatesh en 1995, affirment que le consommateur postmoderne n’est plus un, il est multiple, c’est pourquoi tout et son contraire deviennent possible.

Dans le contexte postmoderne, la construction identitaire est expliquée par deux logiques. Selon Maffesoli, en 1988, la logique principale est celle de l’identification, et de la valeur du lien (Cova 1995) : l’individu consomme des produits et des services qui lui permettent d’appartenir à des « tribus ». La deuxième logique est celle avancée par Lipovetsky (1987) qui voit la différenciation individuelle comme l’une des caractéristiques de la consommation postmoderne.

 

 

 

 
 
 
Nicolas Lejeune - Master 2 Marketing et Marketing Direct